Une étape marquante avant l’arrivée de l’hiver
À quatre mois de l’ouverture des Championnats du monde 2027, l’organisation entre dans la dernière ligne droite. Alors que les températures se rafraîchissent, tout est en train de se mettre en place, étape par étape. Les imposantes tribunes dans l’aire d’arrivée des Barzettes ont poussé comme des champignons ces derniers jours. Place désormais aux derniers ajustements.
Et c’est un véritable travail de fourmis, lancé de coutume par l’inspection finale de la Fédération internationale de ski (FIS). Celle-ci, qui durait trois jours, s’est déroulée pendant l’avant-dernière semaine de septembre, en présence de l’ensemble des partenaires. « C’est un tout gros point de situation pour s’assurer qu’on a pensé à tout », résume Didier Défago, directeur général du comité d’organisation.
« C’est un tout gros point de situation pour s’assurer qu’on a pensé à tout »
Didier Défago, directeur général du comité d’organisation, Crans-Montana 2027
Durant l’été, une équipe de la FIS se rend dans les différentes stations qui accueillent la Coupe du monde de ski alpin afin d’y effectuer cette traditionnelle visite. Mais dans le cas de Mondiaux, son importance est décuplée. « C’est vrai, c’est particulièrement important afin de régler tous les détails », explique Markus Waldner, directeur de la Coupe du monde masculine.
Concrètement, il s’agit notamment de vérifier l’emplacement des caméras des diffuseurs ou de définir définitivement où seront captés les temps intermédiaires. Les pistes sont ainsi descendues par le groupe. Parmi les acteurs impliqués, on retrouve plusieurs représentants de la FIS évidemment, mais aussi du Comité d’organisation, de la RTS, de Swiss Timing et des Communes du Haut-Plateau.
La sécurité constitue également l’un des enjeux majeurs de cette inspection. Le positionnement des filets et des airfences, les emplacements des drapeaux jaunes permettant de signaler un arrêt de course ou encore les procédures à suivre par les athlètes sont passés en revue. Ces échanges permettent à la FIS d’établir son Safety Report et de définir précisément le dispositif qui sera appliqué durant les entraînements et les compétitions. Les règles concernant la présence et les déplacements des entraîneurs et des athlètes sur les pistes sont également étudiées afin de garantir la sécurité tout en préservant au mieux la neige.
À quelques mois des premières courses, la préparation des pistes occupe également une place centrale dans les discussions. Les différents acteurs déterminent les secteurs où la production de neige doit être renforcée, la manière dont celle-ci sera travaillée et damée ou encore les éventuels mouvements de terrain nécessaires pour améliorer certaines sections. C’est également à ce moment que les grandes lignes des futurs tracés sont discutées.
Cette année, une attention particulière a été accordée aux disciplines techniques, rarement organisées à Crans-Montana ces dernières années. Avec une seule aire d’arrivée pour l’ensemble des épreuves, la gestion de la neige sur la partie finale représente un défi particulier. Les tracés et la préparation doivent permettre de préserver certaines zones de la piste pour les épreuves techniques de la deuxième semaine. Même si une partie du terrain doit, par exemple, être traitée au sel lors des premières courses, une surface de qualité suffisante doit pouvoir être conservée pour la suite du programme.
« On a eu des courses de Coupe du monde les deux dernières années en vitesse. On a ainsi récolté beaucoup d’expérience pour savoir comment on veut présenter les courses en février. »
Markus Waldner, directeur de la Coupe du monde masculine, FIS
L’expérience de Crans-Montana constitue toutefois un précieux atout. Côté féminin, la piste Mont Lachaux a prouvé qu’elle était digne d’accueillir les meilleures skieuses de la planète depuis plusieurs années et fait partie des véritables classiques de la Coupe du monde. En ce qui concerne la piste Nationale, la donne n’est pas fondamentalement différente. Seuls quelques ajustements ont été effectués sur le terrain. « On a eu des courses de Coupe du monde les deux dernières années en vitesse », rappelle Markus Waldner. « On a ainsi récolté beaucoup d’expérience pour savoir comment on veut présenter les courses en février. » La ligne de course ne devrait pas beaucoup évoluer, mais elle sera tout de même légèrement améliorée. « On prend en compte les remarques des athlètes », poursuit le patron du circuit masculin. « On peut pousser encore un petit peu la limite sur les sauts pour rendre le produit encore plus attractif, les images encore plus spectaculaires. » Rendez-vous en février pour voir le résultat.
Cette visite de la FIS à Crans-Montana était également l’occasion de s’assurer qu’aucun aspect organisationnel n’a été oublié. La plupart des sites, du centre médias à la place des médailles entre autres, ont été visités. « Il y aura beaucoup de coordination à effectuer entre les différents services », souligne Didier Défago, qui rappelle que l’organisation de Championnats du monde diffère de la Coupe du monde par leur taille mais surtout par leur durée. Organisée plus de quatre mois avant les premières épreuves, cette inspection laisse encore le temps d’apporter les dernières corrections identifiées avant l’arrivée de l’hiver et la phase finale de préparation. Cette fois, la machine est bel et bien lancée.
Retrouvez sur notre chaîne YouTube une vidéo retraçant cette étape importante de la préparation des Mondiaux.